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Activités physiques et sportives en Entreprise: C’est le moment!

Vous trouverez dans cet article un résumé des échanges qui ont eu lieu lors du 2ème Salon du Sport en Entreprise qui s’est déroulé à Paris en octobre 2017.

Ce salon a réuni entre autre des professionnels acteurs du sport en entreprise, des responsables RH, des responsables de grandes entreprises, des sportifs de haut niveau et des responsables de mutuelles de santé.
Cinq sujets sont présentés ici :
1- S’adapter à un public spécifique
2- Le sport en entreprise en Europe : quels modèles ?
3- Le sport au travail pour tous : quelles diversités ?
4- Le point de vue des DRH
5- Les mutuelles ont la parole

 

1- Conférence : S’adapter à un public spécifique
Richard Ozwald, Fédération Française du Sport en Entreprise (FFSE)
Note : un public spécifique est un public qui n’a pas facilement accès aux sports en entreprise

Depuis 2015, les femmes et valets de chambres du groupe Accord bénéficient de séances d’échauffement avant la prise de leur poste et en fin de journée.
Le but était de réduire le taux d’absentéisme et le nombre de blessures (maux de dos principalement).
Les intervenants sont des éducateurs sportifs formés par FFSE aux techniques adaptés à ce public.
Les personnes les plus motivées sont formées et prennent en charge les échauffements. Un « certificat d’animateur » leur est remis.
Il est très important de réaliser un suivi après les actions mises en place. Les taux de chute peuvent atteindre 60%.
Cette expérience est menée depuis 2 ans. A ce jour, il n’y pas encore de chiffres sur les effets sur l’absentéisme et le nombre blessures survenues.

Points clés à retenir :
Il est important d’intervenir sur le lieu de travail.
Il faut s’adapter aux horaires de travail et à l’organisation.
Il est important d’offrir une offre globale (assurance, licence, diplôme des intervenants)

 

2- Débat : Le sport en entreprise en Europe : quels modèles ?
Participants:
Marie-Cécile Naves , Sport & Citoyenneté, animatrice du débat
JP Wagnon, (Luxemboug), SmartRun
JP Lorinqer (France), GymPass France (remettre les salariés en activités physiques)
Gyser (Belgique), FROS (Fédération Belge)

Le monde du travail a un rôle à jouer dans le maintien en bonne santé de ses collaborateurs. Les activités physiques et sportives peuvent maintenant se dérouler pendant le temps de travail ; le monde du travail y est prêt.
La RSE, c’est aussi la santé au travail.
Le premier frein à ces mises en place est le temps quotidien contraint.
De plus, le sport n’est pas pris au sérieux en France (corruption, image d’amusement)

Le représentant de GymPass France (23000 salles en France) partage les informations suivantes :
59% des personnes ne pratiquent rarement voire jamais une activité physique
La première cause de mortalité est la sédentarité.

Pourquoi les gens veulent-ils pratiquer une activité physique ?
62% pour améliorer leur santé
40% pour améliorer leur condition physique
36% pour se relaxer
30% pour le plaisir

Dans les années 1990, le sport était perçu comme une activité contraignante en lien avec un management dur (« teambuilding »). Ceci est aujourd’hui désuet et révolu.
Le top des activités demandées en entreprise : Fitness, Yoga et Pilates
Fréquence : 2 à 3 fois par semaine
Lieu des installations sportives ou des cours doivent se situer prés du domicile (70%)

Les entreprises sont contraintes par la loi à mettre en place des actions contre les Risques Psycho-sociaux (RPS) (Hotline, etc).
Inciter à faire du sport est un moyen de lutter contre les RPS.
Comment inciter ceux qui ne font pas ou ne veulent pas à faire une activité physique et sportive ?
En Suède, il y a une récompense quand on pratique du sport en dehors du travail. 20% de ce temps est redonné sous forme de congé.
A Nancy, possibilité de faire du sport dans des lieux mis en commun, dans des zones industrielles. Un personnel encadrant et formé est présent pour conseiller les personnes.

 

3- Débat : Le sport au travail pour tous : quelles diversités ?
Participants:
Béatrice Barbusse, sociologue
Sébastien Chabal, Concept sport
Estelle Mossely, championne olympique de boxe, Allianz
Karl Olive, maire de Poissy

Mairie de Poissy : Un taux d’absentéisme élevé (20%) était constaté.
Aujourd’hui deux heures d’activités sportives par semaine et par agent sont prises sur le temps de travail ; Elles sont assimilées à de la formation (budget formation)
L’effet sur l’absentéisme a été mesuré : il a baissé de 4% (après 6 mois pour les personnes participantes)

Sébastien Chabal a présenté son projet de création de station autonome de sport libre dans les villes. Le sport libre est un sport que l’on pratique hors fédérations.
La France est en retard quant aux nombres d’installations sportives sur le territoire comparé aux autres pays européens.
Idée nouvelle: faire profiter aux entreprises des équipements non utilisés pendant les pauses déjeuner.

 

4- Débat : Le point de vue des DRH
Participants:
Fabienne Boucaret, Animatrice – My Happy Job (journal)
Brigitte Auffret, DG délégué – Manutan
Elodie Paris, Chargé de projet RH – Accenture
Mickael Robin-Pavie, responsable Sport et Bien-être, service RH – Safran (Toulouse)

Chez Manutan, un centre sportif a été mis à la disposition des collaborateurs de 7h à 20h30 (gymnase multi-sport avec mur d’escalade où des coachs sportifs sont présents). La pratique se fait hors du temps de travail. Le coût est de 100 euros/an. Une subvention CE diminue la cotisation par personne à 60 euros/an.
Objet : développer les valeurs de l’entreprise en collectif
C’est un outil d’aide à la gestion du stress.

Chez Accenture, la politique RH a intégré l’amélioration de la QVT (en mettant en place des mesures sur les domaines suivants : sport, alimentation, gestion du stress)
Mise en place de Swiss ball devant l’écran (pour renforcement musculaire), accompagnement d’un programme Run, rencontre entre collaborateurs ne travaillant pas sur le même site, conférences.
Cela aide à renforcer la cohésion d’équipe.

Chez Safran, la politique et les actions RH s’adressent à l’ensemble du personnel : « être bien sur le lieu de travail »  du directeur général aux ouvriers.
Les ouvriers spécialisés sont assimilés à des sportifs de haut niveaux : il y a la même répétition de mouvement ! Un temps d’échauffement (de 10 à 15 min) est pris sur le temps de travail avant la prise de poste.
Pour le personnel du domaine tertiaire, Il y a également la possibilité de faire une heure de yoga entre deux réunions importantes.

L’objectif était de réduire l’absentéisme du au TMS (4/30 absents au quotidien avant la mise en place des échauffements)
Les résultats après 3 ans d’expérience montre 20 à 25% de baisse de l’absentéisme.
Les actions mises en place créent également un lien social entre les différents secteurs. C’est une aide à la gestion du stress. Cela permet de prendre plus de recul.
C’est un facteur d’amélioration de la cohésion sociale.

Il serait souhaitable d’investir les managers car ils ne sont pas forcément favorables à ces projets.
Il faudrait intégrer le coach sportif, l’intervenant au déjeuner, etc
Il est important d’impliquer les collaborateurs afin qu’ils soient force de proposition. Les actions mises en place doivent avoir du sens afin de donner envie de s’initier et de poursuivre la pratique.
Les activités physiques et sportives sont un moyen de bien-être en entreprise.

Avoir mis en place une politique de bien-être dans son entreprise (activités physiques et sportives entre autre) permet d’améliorer sa marque employeur et de pouvoir attirer de jeunes diplômés ou de nouveaux collaborateurs dynamiques.

 

5- Débat – Les mutuelles ont la parole
Participants:
Philippe Mixe – FNIM (mutuelle des TPE/PME)
Thierry Fauchard – Mutuelle des Sportifs
Emmanuel Verderet – Malakoff Mederic

Rappel: il existe différents niveaux de prévention:
Prévention primaire : C’est intervenir sur tout public (manger, bouger, jouer sur la sédentarité)
Prévention secondaire : C’est intervenir auprès des personnes présentant des facteurs de risques
Prévention tertiaire : C’est intervenir sur des personnes avec pathologies chroniques
En France, 1/5 des salariés ont une pathologie chronique.

La prévention passe par le sport. Il faut fournir aux entreprises un service clé en main. Il y a une tendance nette de demandes d’activités physiques et sportives en entreprise aujourd’hui.
Philippe Mixe précise que 2% des cotisations des mutuelles doivent aller vers des actions de prévention

« Le bien-être et la performance sont deux choses différentes »
La France est en retard en terme de prévention. Le sport est un outil de prévention de santé.
Depuis 2016, il y a possibilité aux médecins de prescrire des activités physiques et sportives. Mais à ce jour, il n’y a pas de prise en charge financière. Les médecins ne sont pas formés à ces prescriptions.
En 2008 déjà, des données (INSERM) communiquaient que faire 150 minutes de sport par semaine permettrait de diminuer la quantité de médicaments consommés.
En France, il existe très peu de données chiffrées sur actions de prévention et retour sur investissement au niveau des entreprises.
Les mutuelles sont prêtes à participer financièrement aux activités physiques et sportives.
Ex. MAIF accompagne les personnes atteintes de maladies chroniques à hauteur de 500 Euros par an pendant 2 ans quand la personne est inscrite à des clubs sportifs reconnus par l’état.

 

Conclusion

Il existe aujourd’hui de nombreux intervenants prêts à accompagner les entreprises dans la mise en place d’activités physiques et sportives. La FFSE est un de ces acteurs.

Shiatsu Performance est un autre de ces acteurs qui propose des activités physiques douces (Shiatsu en séances individuelles et Do In en cours collectif) sur le lieu de travail.

Vous voulez des renseignements sur nos offres en entreprise? visitez notre page entreprise ou contactez-nous.

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